Présentation

Depuis deux ans que ce blog existe je n’avais jamais fait de présentation, je n’en avais sans doute pas ressenti le besoin. Il n’est jamais trop tard :

Comme la meilleure façon de se présenter est souvent de donner la parole à ses critiques, voilà une citation dont je ne suis pas peu fière, pêchée récemment dans le cloaque d’internet :

Diomedea est un personnage bien vilain et bien insignifiant qui produit des textes indigents.

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La bave du crapaud n’atteint pas l’albatros

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

Ce blog est destiné à diffuser les textes que je traduis, ou les quelques textes que j’écris. Qui je suis et ce que je fais en dehors de ces publications a toujours importé peu, car la seule chose que je désire avec ce blog c’est de provoquer des échanges enrichissants, des susciter des débats. Malheureusement parfois il y a des choses qui nous obligent à changer d’avis et à parler de soi, malgré soi. Et c’est ce que je dois faire maintenant au vu des attaques virtuelles récentes contre mes textes et Diomedea, dans le but d’atteindre l’individu qui est derrière ce projet : Continue reading « La bave du crapaud n’atteint pas l’albatros »

Mon anarchisme

Ce texte a été écrit suite à la publication d’un texte « Contre l’anarchisme, un apport au débat sur les identités« . Ce n’est pas un dialogue avec des marchands d’idées qui se permettent sournoisement, et assez facilement, de cracher sur un courant très divers qu’ils sont incapables de comprendre. C’est par contre une « réponse à une réponse » qui a été faite à ce texte, et qui m’a semblé tout aussi navrante que le texte lui-même.

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Version cahier

Hérésie : nouvelle revue individualiste

Introduction
L’individu, Manuel Devaldès
Ce qu’est l’individu, Han Ryner
L’anarchisme individualiste dans la Révolution Sociale, Mario Ferrento
(Renzo Novatore)
Controverse individualiste, Enzo Martucci
Individualisme anarchiste, Louis Simon
Qu’est-ce qu’un individu, Apio Ludd
Substantif singulier, Stikla
Je veux des amis, pas une communauté, Apio Ludd

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Sirventès de printemps

« Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.»

Je suis une sociophobe, inadaptée, enragée, têtue,  angoissée. Je suis une sorcière torturée par des sens imprévisibles. Je  suis perdue dans ce monde d’autorité. Je suis dans la marge, celle qui  ne mérite pas la confiance des autres, celle dont la parole n’a aucune  valeur, qu’on accuse de mentir, parce qu’elle n’a décidément pas de  crédit face aux déclarations des dominants et manipulateurs. Je suis celle dans le dos de  qui on parle, et devant qui on feint un sourire. Celle sur qui on se  fait un plaisir de crier et d’humilier pour se sentir fort. Je suis la  proie sur laquelle s’acharne un prédateur, mais par une projection  magique et surréaliste, je deviens la prédatrice dans la bouche de celui  qui n’arrive pas à me détruire. Je suis alors désignée comme la sorcière qu’il faut brûler sur le bûcher, pour ces  spectateurs moralistes et voyeurs (mais acteurs quand même) qui  applaudissent en me voyant la tête plongée dans la boue, trop contents  de ne pas être à ma place. Je suis celle qu’on piétine, qu’on méprise,  qu’on humilie, qu’on regarde souffrir sans sourciller. Je suis celle qui  chaque matin se demande pourquoi vivre un jour de plus, celle qui à  chaque nouvelle agression essaie de faire l’impossible pour trouver une  bonne raison de tenir le coup, de ne pas baisser les bras, de ne pas  laisser gagner les prédateurs qui se sentent en danger par ma simple  existence de petite chose brisée, cassée par eux, mais qui garde encore  un tout petit souffle de vie suffisant pour leur faire un bras  d’honneur. Je suis celle qui voit le monde tourner, sans comprendre  comment faire pour pouvoir rentrer dans la ronde, mais qui au fond n’en a pas vraiment envie. Continue reading « Sirventès de printemps »